{"id":26423,"date":"2019-11-11T16:32:28","date_gmt":"2019-11-11T15:32:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.blog.lydie-boffy.net\/?p=26423"},"modified":"2019-11-11T16:32:28","modified_gmt":"2019-11-11T15:32:28","slug":"recit-premier-marathon-lausanne-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/recit-premier-marathon-lausanne-2019\/","title":{"rendered":"Premier Marathon \u00e0 Lausanne (2019)"},"content":{"rendered":"<p class=\"chapo\">Beaucoup de l\u00e9gendes et assertions circulent \u00e0 propos du marathon, distance mythique s&rsquo;il en est. L&rsquo;une d&rsquo;elle veut que ces 42,195 km consistent grosso modo en une balade de 32 km, suivie d&rsquo;une course (ou d&rsquo;un chemin de croix) de 10,195 km. Je vous fais gr\u00e2ce d&rsquo;un quelconque suspense\u00a0: c&rsquo;est tout \u00e0 fait vrai, et j&rsquo;ai pu le v\u00e9rifier le 27 octobre dernier, lors du 27e marathon de Lausanne.<\/p>\n<h4>Si vous ne souhaitez pas tout lire, voici un sommaire\u00a0:<\/h4>\n<p class=\"sommaire\"><a href=\"#1\">11 semaines de pr\u00e9paration<\/a><br \/>\n<a href=\"#2\">L&rsquo;inscription au Lausanne Marathon<\/a><br \/>\n<a href=\"#3\">L&rsquo;avant marathon<\/a><br \/>\n<a href=\"#4\">Le jour J\u00a0: avant le d\u00e9part<\/a><br \/>\n<a href=\"#5\">C&rsquo;est parti\u00a0!<\/a><br \/>\n<a href=\"#6\">Mais pas tr\u00e8s bien parti&#8230;<\/a><br \/>\n<a href=\"#7\">Penser au retour<\/a><br \/>\n<a href=\"#8\">Continuons \u00e0 d\u00e9rouler<\/a><br \/>\n<a href=\"#9\">Et ce qui devait arriver arriva<\/a><br \/>\n<a href=\"#10\">C&rsquo;est reparti !<\/a><br \/>\n<a href=\"#11\">Et apr\u00e8s<\/a><br \/>\n<a href=\"#12\">R\u00e9capitulatif<\/a><\/p>\n<p><strong>Tenter un marathon<\/strong> apr\u00e8s un an et demi d&rsquo;entra\u00eenement (\u00e0 peu pr\u00e8s s\u00e9rieux) en course \u00e0 pied, qui plus est principalement en trail, peut sembler un tantinet pr\u00e9tentieux. M\u00eame si l&rsquo;on pourrait croire, \u00e0 voir ou \u00e0 lire une partie de la Toile, que la distance est devenue aussi banale que le footing du dimanche matin, il n&rsquo;en est rien. Alors bien s\u00fbr, face aux courses de 100 kilom\u00e8tres, aux ultra-trails et m\u00eame aux triathlons longues distances, le marathon fait presque p\u00e2le figure. \u00c0 ceci pr\u00e8s qu&rsquo;il se court exclusivement sur route et \u00e0 une allure relativement \u00e9lev\u00e9e, pendant un temps suffisamment long pour exposer le coureur au <strong>risque de rencontrer le fameux \u00ab\u00a0mur\u00a0\u00bb<\/strong> physique et\/ou psychologique du marathon. Autant vous dire que cela donnait envie de s&rsquo;y frotter.<\/p>\n<div id=\"attachment_26496\" style=\"width: 926px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Marathon-lausanne-carte-profil.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26496\" class=\"size-full wp-image-26496\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Marathon-lausanne-carte-profil.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne : carte et profil\" width=\"916\" height=\"852\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26496\" class=\"wp-caption-text\">Marathon de Lausanne : carte et profil<\/p><\/div>\n<h2 id=\"1\">11 semaines de pr\u00e9paration<\/h2>\n<p>D\u00e8s l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, apr\u00e8s <strong>mon premier semi-marathon<\/strong> du mois de septembre, j&rsquo;ai eu envie d&rsquo;organiser \u00e0 nouveau l&rsquo;ann\u00e9e 2019 autour d&rsquo;une premi\u00e8re partie de saison consacr\u00e9e au trail, puis une seconde d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la route. \u00c0 dire vrai, il s&rsquo;est plut\u00f4t agi d&rsquo;une parenth\u00e8se de deux mois et demi, s&rsquo;\u00e9talant de mi-ao\u00fbt \u00e0 fin octobre, pendant laquelle j&rsquo;ai diminu\u00e9 consid\u00e9rablement les sorties pentues et bois\u00e9es<strong> au profit de la route<\/strong>. J&rsquo;appr\u00e9hendais un peu ce changement du c\u00f4t\u00e9 des articulations et des tendons, mais au contraire, la moindre fr\u00e9quentation des terrains irr\u00e9guliers et caillouteux ainsi que des descentes \u00e0 gros pourcentages a manifestement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 aux jambes en g\u00e9n\u00e9ral. J&rsquo;ai senti une adaptation des mollets et ischio-jambiers lors des premi\u00e8res s\u00e9ances qualitatives, ce qui est somme toute assez logique.<\/p>\n<div id=\"attachment_26514\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20190921_213223.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26514\" class=\"wp-image-26514 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20190921_213223-1024x731.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26514\" class=\"wp-caption-text\">La v\u00e9loroute : l&rsquo;id\u00e9al pour courir sur le plat !<\/p><\/div>\n<p>Apr\u00e8s une petite pause estivale faite de randonn\u00e9es en altitude, j&rsquo;ai donc repris un entra\u00eenement \u00e0 base de s\u00e9ances sur route, additionn\u00e9es d&rsquo;escapades en v\u00e9lo et d&rsquo;un peu de natation. Jusqu&rsquo;\u00e0 mi-septembre, cela s&rsquo;est plut\u00f4t bien d\u00e9roul\u00e9&#8230; jusqu&rsquo;\u00e0 ce que j&rsquo;attrape une angine \u00e0 une semaine de mon semi-marathon de pr\u00e9paration. Apr\u00e8s quelques tergiversations, sentant la forme revenir, je l&rsquo;ai finalement couru sans toutefois aller jusqu&rsquo;au bout de mes capacit\u00e9s, sans me mettre \u00ab\u00a0dans le rouge\u00a0\u00bb quatre semaines avant le marathon. \u00c0 la cl\u00e9, tout de m\u00eame, une <strong>am\u00e9lioration de ma pr\u00e9c\u00e9dente marque sur ce semi du Lion<\/strong>, en un peu moins d&rsquo;1h43.<\/p>\n<div class=\"et_pb_slider et_pb_slider_fullwidth_off et_pb_gallery_post_type\">\n\t\t\t\t<div class=\"et_pb_slides\">\n\t\t\t\t\t\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t<\/div>\n<p>Je me suis ensuite accord\u00e9 une courte r\u00e9cup\u00e9ration, avant de terminer la pr\u00e9pa marathon. Autant dire que ces quatre derni\u00e8res semaines ont \u00e9t\u00e9 beaucoup moins plaisantes que les premi\u00e8res. Depuis mi-septembre, je sentais globalement ma forme baisser. Qui plus est, j&rsquo;avais \u00e9norm\u00e9ment de travail\u00a0: m\u00eame si je n&rsquo;ai pas rogn\u00e9 sur les <strong>entra\u00eenements de course \u00e0 pied<\/strong>, les s\u00e9ances de v\u00e9lo et natation, lors desquelles je travaille beaucoup en endurance, se sont rar\u00e9fi\u00e9es. Ne parlons m\u00eame pas du renforcement musculaire et des \u00e9tirements&#8230; Et puis, j&rsquo;avais h\u00e2te d&rsquo;en terminer\u00a0: d\u00e9cid\u00e9ment, la route n&rsquo;est pas ma tasse de th\u00e9, malgr\u00e9 l&rsquo;engouement du mois d&rsquo;ao\u00fbt &#8211; au d\u00e9but, on appr\u00e9cie de renouer avec les<strong> s\u00e9ances de vitesse<\/strong> qui changent des c\u00f4tes\u00a0!<\/p>\n<h2 id=\"2\">L&rsquo;inscription au Lausanne Marathon<\/h2>\n<p>Le choix du<a href=\"https:\/\/fr.lausanne-marathon.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\"> marathon de Lausanne<\/a> r\u00e9pondait \u00e0 beaucoup d&rsquo;imp\u00e9ratifs pratiques. Je me voyais assez mal d\u00e9buter ma saison de trail par un marathon\u00a0: \u00e0 moins d&rsquo;un hiver vraiment tr\u00e8s doux, l&rsquo;entra\u00eenement \u00ab\u00a0s\u00e9rieux\u00a0\u00bb ne peut vraiment d\u00e9buter qu&rsquo;en mars pour moi &#8211; surtout qu&rsquo;un bel hiver est maintenant synonyme de ski de fond&#8230; potentiellement jusqu&rsquo;au mois de f\u00e9vrier, voire mars\u00a0! Difficile, donc, de d\u00e9buter le trail seulement en juin, apr\u00e8s un marathon en avril ou mai. Surtout que la rentr\u00e9e de septembre est souvent charg\u00e9e et me laisse de moins en moins de temps pour l&rsquo;entra\u00eenement. J&rsquo;ai donc opt\u00e9 pour <strong>un marathon de fin de saison<\/strong>, juste avant une pause bien m\u00e9rit\u00e9e. J&rsquo;ai fait le pari de le <strong>pr\u00e9parer en 11 semaines<\/strong>, avec un semi-marathon interm\u00e9diaire et des s\u00e9ances essentiellement qualitatives&#8230; tout en comptant sur l&rsquo;endurance acquise en trail pour me constituer un foncier acceptable.<\/p>\n<div id=\"attachment_26522\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20191025_211749.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26522\" class=\"wp-image-26522 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20191025_211749-1024x731.jpg\" alt=\"Lausanne marathon entra\u00eenement\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26522\" class=\"wp-caption-text\">Le retour des entra\u00eenements au soleil couchant<\/p><\/div>\n<p>L&rsquo;\u00e9quation \u00e9tait la suivante\u00a0: placer un marathon 10 \u00e0 12 semaines apr\u00e8s les vacances d&rsquo;\u00e9t\u00e9, en incluant un semi-marathon ou un 20 km pr\u00e9paratoire, le tout pas trop loin de chez moi. Rien que \u00e7a. Avec une telle limitation des possibilit\u00e9s, <strong>j&rsquo;ai opt\u00e9 pour Lausanne<\/strong> (2 heures de route), en me disant &#8211; attention clich\u00e9\u00a0! &#8211; qu&rsquo;en Suisse, ce serait forc\u00e9ment bien organis\u00e9. J&rsquo;ai aussi estim\u00e9 qu&rsquo;<strong>au bord du L\u00e9man<\/strong>, le trac\u00e9 serait plat comme un billard&#8230; sans songer une seule seconde \u00e0 regarder le d\u00e9nivel\u00e9. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 Montb\u00e9liard, \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e du Lion, qu&rsquo;un autre concurrent m&rsquo;a lanc\u00e9 \u00ab\u00a0m\u00e9fie-toi, quand m\u00eame, \u00e0 Lausanne, il y a pas mal de mont\u00e9es\u00a0\u00bb. Mince alors&#8230;<\/p>\n<h2 id=\"3\">L&rsquo;avant marathon<\/h2>\n<p>J&rsquo;arrive donc au bout de ma pr\u00e9paration sans grande conviction, malgr\u00e9 des allures respect\u00e9es \u00e0 l&rsquo;entra\u00eenement. S&rsquo;y ajoute une sorte d&rsquo;indigestion (ou mini-gastro\u00a0?) une semaine avant la course. Rebelote. Je me requinque, je ralentis le rythme comme pr\u00e9vu, mais manifestement tout est d\u00e9traqu\u00e9 &#8211; je ne suis plus du tout \u00e0 mon poids de forme&#8230; que je retrouverai 10 jours apr\u00e8s la course, allez savoir pourquoi.<\/p>\n<div id=\"attachment_26521\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20191021_145145.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26521\" class=\"wp-image-26521 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20191021_145145-1024x731.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26521\" class=\"wp-caption-text\">Pas toujours faciles, les entra\u00eenements marathon<\/p><\/div>\n<p>Mais qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne, le dossard est pris, la chambre est r\u00e9serv\u00e9e et j&rsquo;ai m\u00eame un chauffeur. Que demander de plus\u00a0? Ah si, la m\u00e9t\u00e9o\u00a0: malgr\u00e9 un mois d&rsquo;automne pluvieux, elle s&rsquo;annonce parfaite. Et puis, je sais exactement ce que j&rsquo;ai \u00e0 faire pendant l&rsquo;avant-course, j&rsquo;avance sur des rails, pas du tout stress\u00e9e &#8211; \u00e0 dire vrai, j&rsquo;ai la t\u00eate ailleurs.<\/p>\n<p>Nous partons donc la veille du jour J. La route est plaisante\u00a0: nous apercevons <strong>toute la cha\u00eene des Alpes en descendant sur Lausanne<\/strong>, au soleil couchant. Arriv\u00e9s en ville, nous nous garons juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la remise des dossards &#8211; et \u00e9galement de l&rsquo;arriv\u00e9e. Tout est parfaitement indiqu\u00e9. Il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;\u00e0 prendre la chambre d&rsquo;h\u00f4tel puis <strong>retirer le dossard ainsi que le t-shirt souvenir aupr\u00e8s de b\u00e9n\u00e9voles souriants et accueillants<\/strong>. Le soir tombe sur le lac, il est l&rsquo;heure de manger et se pr\u00e9parer \u00e0 dormir. Aucun stress pour la nuit \u00e0 venir\u00a0: le marathon d\u00e9bute relativement tard (10h10) et qui plus est, le changement d&rsquo;heure se d\u00e9roule la nuit m\u00eame. J&#8217;emmagasine plus de 9 heures de sommeil.<\/p>\n<div id=\"attachment_26513\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/P1070263.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26513\" class=\"wp-image-26513 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/P1070263-1024x684.jpg\" alt=\"Lac L\u00e9man\" width=\"1024\" height=\"684\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26513\" class=\"wp-caption-text\">Il y a pire cadre pour un marathon<\/p><\/div>\n<h2 id=\"4\">Le jour J\u00a0: avant le d\u00e9part<\/h2>\n<p>Dans de telles conditions, aucune difficult\u00e9 \u00e0 me r\u00e9veiller. Je d\u00e9jeune avec mon \u00ab\u00a0gatosport\u00a0\u00bb maison et me pr\u00e9pare tranquillement. Je n&rsquo;arrive pas \u00e0 me mettre dans la t\u00eate que je vais courir un marathon et <strong>me pr\u00e9pare comme pour mes derniers trails<\/strong> &#8211; on est loin du stress de mon premier semi\u00a0! C&rsquo;est l&rsquo;heure de partir\u00a0: Pierrick me dit qu&rsquo;il va visiter le mus\u00e9e olympique en attendant et je me dirige vers le <strong>d\u00e9part, place de Milan<\/strong>. Il fait vraiment bon. Un peu trop, m\u00eame. Je me suis trop habill\u00e9e, me fiant uniquement aux temp\u00e9ratures annonc\u00e9es par mes applications de m\u00e9t\u00e9o. J&rsquo;ai oubli\u00e9 que je m&rsquo;appr\u00eate \u00e0 courir sur le bitume et pas dans les bois. La plupart des coureurs sont en short et t-shirt, mais il est trop tard pour changer de tenue.<\/p>\n<div id=\"attachment_26500\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/20191027_095137.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26500\" class=\"wp-image-26500 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/20191027_095137-1024x731.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne, d\u00e9part\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26500\" class=\"wp-caption-text\">Le parc de Milan, id\u00e9al pour l&rsquo;\u00e9chauffement<\/p><\/div>\n<p>J&rsquo;arrive vers l&rsquo;arche de d\u00e9part\u00a0: les diff\u00e9rents sas sont bien indiqu\u00e9s et les animations battent leur plein. Les meneurs d&rsquo;allure sont pr\u00e9sent\u00e9s par le speaker et expliquent leurs strat\u00e9gies pour la course. <strong>Dans le parc, la plupart des coureurs s&rsquo;\u00e9chauffent<\/strong>, tandis que d\u00e9bute l&rsquo;\u00e9chauffement officiel en musique. Je n&rsquo;y participe pas &#8211; je trouve toujours hasardeux de faire ce genre d&rsquo;exp\u00e9rience juste avant une course.<\/p>\n<div id=\"attachment_26501\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/20191027_095616.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26501\" class=\"size-large wp-image-26501\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/20191027_095616-1024x731.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne, d\u00e9part\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26501\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;\u00e9chauffement en musique<\/p><\/div>\n<p>Il est 10h, je rejoins mon sas et me place<strong> juste devant le meneur d&rsquo;allure de 3h45<\/strong>. Car il s&rsquo;agit bien l\u00e0 de l&rsquo;objectif officiel : courir ces 42,195 km en 3h45 \u00e0 3h50. Certains disent qu&rsquo;il ne faut se donner d&rsquo;autre objectif que terminer son premier marathon, mais j&rsquo;avoue que j&rsquo;aurais eu du mal \u00e0 effectuer une pr\u00e9paration correcte et tenir une allure de course sans aucun objectif de temps. J&rsquo;ai donc extrapol\u00e9 d&rsquo;apr\u00e8s mes exp\u00e9riences en trail (surtout les courses de plus de 3 heures) et de mes deux semi-marathon pour calculer des estimations hautes et basses&#8230; qui se sont \u00e9chelonn\u00e9es entre 3h40 et 4h selon le calculateur et la m\u00e9thode choisis. \u00c0 titre personnel, j&rsquo;\u00e9tais parvenue \u00e0 <strong>une estimation de 3h50<\/strong> : j&rsquo;ai enlev\u00e9 5 minutes pour me donner un objectif un peu sup\u00e9rieur (3h45, soit 5&rsquo;20\u00a0\u00bb du km) et esp\u00e9rer arriver en dessous &#8211; je sais pertinemment qu&rsquo;on recommande souvent l&rsquo;inverse, mais j&rsquo;ai du mal \u00e0 \u00eatre raisonnable&#8230;<\/p>\n<h2 id=\"5\">C&rsquo;est parti\u00a0!<\/h2>\n<p>PAN\u00a0! Le coup de feu retentit, les coureurs \u00e9lites s&rsquo;\u00e9lancent \u00e0 vive allure&#8230; et le reste d&rsquo;entre nous suit progressivement. Je passe l&rsquo;arche, je trotte, puis encha\u00eene le premier kilom\u00e8tre un peu rapidement (5&rsquo;06\u00a0\u00bb), d&rsquo;autant que cela monte, et le deuxi\u00e8me encore plus rapidement (4&rsquo;56\u00a0\u00bb), mais il comporte une <strong>belle descente, nous amenant \u00e0 passer devant le mus\u00e9e olympique<\/strong>. \u00c0 la fin de celle-ci, j&rsquo;entends un coureur pr\u00e8s de moi dire \u00e0 son co\u00e9quipier \u00ab\u00a0on va trop vite, on va calmer un peu le jeu maintenant\u00a0\u00bb. Je me dis que je ferais bien de les imiter.<\/p>\n<div id=\"attachment_26502\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/20191027_100235.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26502\" class=\"wp-image-26502 size-large\" title=\"Marathon de Lausanne, d\u00e9part\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/20191027_100235-1024x731.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne, d\u00e9part\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26502\" class=\"wp-caption-text\">Pr\u00eats pour le coup de feu !<\/p><\/div>\n<p>Je diminue donc ma vitesse dans les kilom\u00e8tres qui suivent, m\u00eame si je reste en dessous de l&rsquo;allure souhait\u00e9e. Je me dis que c&rsquo;est normal, puisque le profil est globalement descendant, \u00e0 l&rsquo;exception de petites mont\u00e9es (par exemple autour des kilom\u00e8tres 7 et 10). Nous croisons les marcheurs qui en terminent, sortons de la banlieue de Lausanne et traversons Cully. \u00c0 partir de l\u00e0, nous commen\u00e7ons \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier non seulement d&rsquo;une<strong> vue d\u00e9gag\u00e9e sur le lac et les Alpes<\/strong> (\u00e0 droite), mais aussi sur les <strong>vignes du Lavaux<\/strong> (\u00e0 gauche). Autant dire que ce marathon en vaut la peine rien que pour ses paysages\u00a0!<\/p>\n<h2 id=\"6\">Mais pas tr\u00e8s bien parti&#8230;<\/h2>\n<p>Pass\u00e9 le 10e kilom\u00e8tre, je sens que quelque chose se met \u00e0 coincer. <strong>Une douleur que je connais bien se r\u00e9veille<\/strong> le long de la jambe gauche. Habituellement r\u00e9serv\u00e9e aux (lointaines) reprises trop raides sur route, elle s&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 r\u00e9veill\u00e9e en trail, apr\u00e8s plusieurs kilom\u00e8tres de terrains irr\u00e9guliers. Mais pas apr\u00e8s 10 km de course seulement\u00a0! La petite descente du d\u00e9but a d\u00fb jouer. De plus, je ne me sens toujours pas en forme &#8211; m\u00eame si c\u00f4t\u00e9 cardio-respiratoire, on peut dire que rien ne flanche&#8230; et ne flanchera de toute la course, d&rsquo;ailleurs &#8211; et le fait que je suis trop habill\u00e9e sous un beau soleil n&rsquo;aide pas.<\/p>\n<div id=\"attachment_26503\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/GOPR0926.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26503\" class=\"wp-image-26503 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/GOPR0926-1024x731.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26503\" class=\"wp-caption-text\">Une m\u00e9t\u00e9o un peu trop id\u00e9ale<\/p><\/div>\n<p>J&rsquo;en d\u00e9duis que ma foul\u00e9e a d\u00fb \u00eatre trop longue ou la cadence de course trop basse lors des premiers kilom\u00e8tres (il s&rsquo;av\u00e9rera <em>a posteriori<\/em> que non), que j&rsquo;ai peut-\u00eatre trop attaqu\u00e9 du talon en descente. <strong>Je r\u00e9duis ma foul\u00e9e et augmente l\u00e9g\u00e8rement la cadence<\/strong>\u00a0: il fait assez chaud \u00e0 ce moment-l\u00e0, et ma FC va s&rsquo;en ressentir jusqu&rsquo;\u00e0 Vevey. De m\u00eame, je modifie tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement l&rsquo;orientation de ma jambe gauche. Le b\u00e9n\u00e9fice de ces ajustements, c&rsquo;est que je rejoins \u00e0 peu pr\u00e8s mon allure cible. Arriv\u00e9e \u00e0 Saint-Saphorin et son joli passage dans les ruelles pav\u00e9es, la douleur a disparu. Heureusement, car lorsqu&rsquo;elle va crescendo, je ne peux plus courir&#8230;<\/p>\n<h2 id=\"7\">Penser au retour<\/h2>\n<p>Le marathon de Lausanne consiste en un <strong>aller-retour sur le m\u00eame trac\u00e9<\/strong> &#8211; \u00e0 l&rsquo;exception du d\u00e9part et de l&rsquo;arriv\u00e9e, de part et d&rsquo;autre du mus\u00e9e olympique. Pendant tout l&rsquo;aller, on peut donc rep\u00e9rer le profil du retour\u00a0: je prends mentalement des notes, d&rsquo;autant que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 pr\u00e9venue des difficult\u00e9s sur Strava. \u00c0 l&rsquo;entr\u00e9e de Vevey, notamment, au kilom\u00e8tre 17, une belle descente qu&rsquo;il faudra remonter tout \u00e0 l&rsquo;heure. \u00c0 partir de ce moment, le spectacle est assur\u00e9 \u00e0 la fois au bord de la route et en face\u00a0: <strong>les premiers coureurs du marathon ont d\u00e9j\u00e0 fait demi-tour<\/strong> et nous croisons les \u00e9lites hommes suivi peu apr\u00e8s des dames, puis des marathoniens les plus rapides.<\/p>\n<div id=\"attachment_26504\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/GOPR0940_Moment3.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26504\" class=\"wp-image-26504 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/GOPR0940_Moment3-1024x731.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne, les premiers\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26504\" class=\"wp-caption-text\">Les trois coureurs de t\u00eate arrivent en face<\/p><\/div>\n<p>D\u00e8s Lausanne et sa banlieue, <strong>l&rsquo;ambiance \u00e9tait aussi au rendez-vous<\/strong>\u00a0: spectateurs, groupes de musique, pompiers, particuliers sortant la sono&#8230; Puis, ces derniers se sont rar\u00e9fi\u00e9s, nous laissant profiter de passages plus calmes entre lac et vignes. Nous nous faisons m\u00eame plusieurs fois klaxonner par les TER de la ligne qui longe la route du lac. Entre Vevey et la Tour-de-Peilz, pendant plus de huit kilom\u00e8tres, les animations et le public sont \u00e0 nouveau au rendez-vous. Comme beaucoup de coureurs, je profite et me laisse porter\u00a0: je ne verrai pas ces kilom\u00e8tres passer\u00a0! \u00c0 Vevey, le groupe joue <em>Livin&rsquo; on a prayer<\/em> de Bon Jovi (1986, mon ann\u00e9e de naissance, bon sang\u00a0!). Je me surprends \u00e0 chanturler\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Wouah, we&rsquo;re half way there\u00a0! Wooooah\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em> (\u00e9videmment).<\/p>\n<p>On croise les meneurs d&rsquo;allure des 3h, 3h15 et 3h30, s&rsquo;ensuit une petite mont\u00e9e dans la Tour-de-Peilz et<strong> le passage au semi-marathon, en 1h51<\/strong>. Je suis parfaitement dans les temps, avec 9 minutes de marge pour boucler le second semi-marathon. Depuis le d\u00e9but, j&rsquo;essaie de ne pas me retourner pour voir o\u00f9 en est le groupe des 3h45. Mais de fait, je vais le croiser peu apr\u00e8s mon demi-tour, ce qui m&rsquo;inqui\u00e8te un peu, car je me dis qu&rsquo;il devrait \u00eatre plus loin de moi que cela&#8230;<\/p>\n<h2 id=\"8\">Continuons \u00e0 d\u00e9rouler<\/h2>\n<p>Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne, les jambes, le cardio et tout le reste r\u00e9pondent et, m\u00eame si je ne me sens toujours pas au meilleur de ma forme, je continue \u00e0 d\u00e9rouler. \u00c7a redescend, \u00e7a remonte, \u00e7a redescend\u00a0: le parcours est toujours aussi in\u00e9gal. Je croise de plus en plus de coureurs, dont certains sont d\u00e9j\u00e0 bien mal en point ; je me dis que le reste de la course sera bien long pour eux\u00a0! Je croise \u00e9galement <strong>la meneuse d&rsquo;allure des 4h30<\/strong>&#8230; tout simplement immanquable. Tout de orange v\u00eatue, lunettes fluo, sifflet autour du cou, Oui-Oui \u00e0 la ceinture, Karima assure le spectacle et motive les troupes comme personne\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_26499\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/20191027_093820.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26499\" class=\"size-large wp-image-26499\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/20191027_093820-1024x731.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne, meneurs d'allure\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26499\" class=\"wp-caption-text\">Des meneurs qui ont fi\u00e8re allure<\/p><\/div>\n<p>C&rsquo;est enthousiasmant, tout comme passer devant le groupe de Vevey qui cette fois joue <em>We Will Rock You<\/em>, suivi de <em>Don&rsquo;t Stop Me Now <\/em>de Queen\u00a0: d\u00e9cid\u00e9ment, ces choix musicaux sont appropri\u00e9s\u00a0! La mont\u00e9e \u00e0 la sortie de Vevey se passe plut\u00f4t bien, avec deux kilom\u00e8tres boucl\u00e9s en 5&rsquo;31\u00a0\u00bb et 5&rsquo;26\u00a0\u00bb. La suite consiste en un faux-plat descendant (aux kilom\u00e8tres 28 et 29), puis montant, avant une nouvelle petite descente au 34e kilom\u00e8tre (\u00e0 Cully).<\/p>\n<h2 id=\"9\">Et ce qui devait arriver arriva<\/h2>\n<p>Lors des faux-plats montants, beaucoup plus nombreux dans ce second semi-marathon, j&rsquo;essaie de maintenir ma vitesse, mais elle diminue inexorablement, pour fr\u00f4ler les 5&rsquo;30\u00a0\u00bb. En effet, <strong>depuis le 30e kilom\u00e8tre, je sens la douleur rena\u00eetre \u00e0 la jambe<\/strong>. Je tente de penser \u00e0 ma foul\u00e9e, mais cet exercice devient difficile. Je me dis que terminer le marathon en courant \u00e0 cette vitesse me permet de respecter mon objectif. D&rsquo;ailleurs, j&rsquo;entends le meneur d&rsquo;allure des 3h45 se rapprocher\u00a0: il n&rsquo;arr\u00eate pas de parler aux coureurs, leur permet d&rsquo;anticiper les difficult\u00e9s, les encourage&#8230; un v\u00e9ritable entra\u00eeneur ambulant\u00a0!<\/p>\n<p><strong>\u00c7a y est, je suis reprise<\/strong>. C&rsquo;est un petit coup au moral, mais j&rsquo;essaie de m&rsquo;accrocher avec cette jambe qui me fait de plus en plus mal. Pas moyen de les suivre. Je boucle les kilom\u00e8tres 34 et 35 en 5&rsquo;33\u00a0\u00bb et 5&rsquo;42\u00a0\u00bb. Ensuite&#8230; c&rsquo;est plus compliqu\u00e9. J&rsquo;ai la mauvaise id\u00e9e de me ravitailler et pour ce faire, de marcher quelques m\u00e8tres &#8211; j&rsquo;ai du mal \u00e0 boire au gobelet en courant sans manquer de m&rsquo;\u00e9touffer, d&rsquo;o\u00f9 la poche \u00e0 eau. Le red\u00e9marrage est particuli\u00e8rement long et douloureux. Il me faut deux bonnes minutes pour retrouver une allure digne de ce nom. Une conclusion s&rsquo;impose\u00a0: il m&rsquo;est absolument interdit de m&rsquo;arr\u00eater, sous peine de ne pouvoir terminer qu&rsquo;en marchant.<\/p>\n<div id=\"attachment_26526\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20191029_121236.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26526\" class=\"wp-image-26526 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20191029_121236-1024x731.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26526\" class=\"wp-caption-text\">Heureusement qu&rsquo;il y a toujours de beaux paysages<\/p><\/div>\n<p>Pendant cinq kilom\u00e8tres, j&rsquo;essaie donc de maintenir mon allure d&rsquo;endurance habituelle, soit 6&rsquo;09\u00a0\u00bb, 6&rsquo;00\u00a0\u00bb, 6&rsquo;28\u00a0\u00bb, 6&rsquo;01\u00a0\u00bb et 6&rsquo;09\u00a0\u00bb au 40e kilom\u00e8tre. Je vois le groupe des 3h45 s&rsquo;\u00e9loigner. <strong>Je me dis qu&rsquo;il me faut vraiment tenir jusqu&rsquo;au 40e kilom\u00e8tre<\/strong>. Mais bon sang, \u00e7a fait mal\u00a0! Sur le c\u00f4t\u00e9 gauche, mais aussi la cuisse gauche (en cause, certainement, la modification de la foul\u00e9e) et une pointe \u00e0 la cuisse droite qui commence \u00e0 faire parler d&rsquo;elle. J&rsquo;essaie de penser \u00e0 ce qui va bien\u00a0: le cardio est impeccable, je respire parfaitement, pas de douleur ni de crampe ailleurs&#8230; finalement, \u00e7&rsquo;en est presque rageant. Malgr\u00e9 ce constat, il faut bien avancer, au milieu de dizaines de coureurs qui ne sont pas mieux lotis\u00a0: certains marchent, d&rsquo;autres trottinent. Depuis plusieurs kilom\u00e8tres, la vitesse globale a diminu\u00e9 autour de moi et les visages se crispent\u00a0: <strong>les dix derni\u00e8res bornes sont tr\u00e8s tr\u00e8s dures pour tout le monde\u00a0!<\/strong><\/p>\n<h2 id=\"10\">C&rsquo;est reparti\u00a0!<\/h2>\n<p>Miracle de la course \u00e0 pied, la perspective de la ligne d&rsquo;arriv\u00e9e ressuscite le coureur le plus moribond\u00a0: <strong>une fois le 40e kilom\u00e8tre pass\u00e9, je reprends du poil de la b\u00eate<\/strong>, puis acc\u00e9l\u00e8re carr\u00e9ment (5&rsquo;40\u00a0\u00bb) pour terminer sur la ligne en 5&rsquo;15\u00a0\u00bb. Ne nous m\u00e9prenons pas, la douleur est l\u00e0, bien l\u00e0, et j&rsquo;esp\u00e8re \u00e0 tout moment que ma jambe ne va pas l\u00e2cher &#8211; ce serait vraiment ballot. La petite descente vers le lac est bienvenue et les 500 derniers m\u00e8tres bien trouv\u00e9s par l&rsquo;organisation\u00a0: une belle ligne droite le long du quai d&rsquo;Ouchy, en direction de l&rsquo;arche de la d\u00e9livrance\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_26525\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20191029_120647.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26525\" class=\"wp-image-26525 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20191029_120647-1024x819.jpg\" alt=\"Marathon de lausanne, arriv\u00e9e\" width=\"1024\" height=\"819\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26525\" class=\"wp-caption-text\">Bient\u00f4t arriv\u00e9e ! \u00a9 Claude Eyraud<\/p><\/div>\n<p>Cette perspective &#8211; dans tous les sens du terme &#8211; pousse ind\u00e9niablement \u00e0 r\u00e9acc\u00e9l\u00e9rer et \u00e0 profiter pleinement de ces derniers m\u00e8tres. C&rsquo;est douloureux mais gratifiant en m\u00eame temps\u00a0:<strong> \u00e7a y est, j&rsquo;y suis arriv\u00e9e, je vais devenir marathonienne\u00a0<\/strong>!<\/p>\n<p>Je passe la ligne\u00a0: je peux enfin m&rsquo;arr\u00eater. Autant vous dire qu&rsquo;apr\u00e8s une dizaine de kilom\u00e8tres sous tension, les nerfs l\u00e2chent un peu. Je me dirige tout doucement vers les b\u00e9n\u00e9voles qui attendent un peu plus loin. Un petit b\u00e9n\u00e9vole en herbe me tend une m\u00e9daille. \u00ab\u00a0Tu me la passes autour du cou\u00a0?\u00a0\u00bb. Peine perdue, il n&rsquo;a pas encore compris ce qu&rsquo;il faut faire. Je prends la m\u00e9daille et sens une pr\u00e9sence derri\u00e8re moi. C&rsquo;est Pierrick qui vient de me retrouver (et me prendre furtivement en photo, pire qu&rsquo;un journaliste sportif\u00a0!). Il \u00e9tait derri\u00e8re les barri\u00e8res devant l&rsquo;arche d&rsquo;arriv\u00e9e, mais je ne l&rsquo;ai absolument pas vu. <strong>Il aura pass\u00e9 ces presque 4 heures \u00e0 regarder les arriv\u00e9es des diff\u00e9rentes courses<\/strong>, \u00e0 jouer au photographe et \u00e0 suivre les commentaires en direct. Pour l&rsquo;exp\u00e9rimenter plusieurs fois par an \u00e0 titre professionnel, je sais que cela peut vite \u00eatre prenant.<\/p>\n<div class=\"et_pb_slider et_pb_slider_fullwidth_off et_pb_gallery_post_type\">\n\t\t\t\t<div class=\"et_pb_slides\">\n\t\t\t\t\t\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t<\/div>\n<h2 id=\"11\">Et apr\u00e8s\u00a0?<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s, il faut se ravitailler sur l&rsquo;aire d&rsquo;arriv\u00e9e. J&rsquo;ai surtout soif et tr\u00e8s envie de sucr\u00e9 et sal\u00e9 (mais surtout pas de gras, rien que l&rsquo;id\u00e9e&#8230;). D\u00e9j\u00e0 <strong>un peu d\u00e9shydrat\u00e9e avant la course<\/strong> &#8211; tout le contraire de ce qu&rsquo;il aurait fallu, mais on ne choisit pas toujours sa condition physique &#8211; j&rsquo;ai de plus l\u00e9g\u00e8rement surchauff\u00e9 en premi\u00e8re partie de course avec ma tenue peu appropri\u00e9e. Je bois et ne ferai que boire tout au long du trajet retour, \u00e0 la maison et m\u00eame le lendemain. Sans doute mes deux pointes aux cuisses auraient-elles \u00e9t\u00e9 moins douloureuses ou plus tardives avec une meilleure hydratation.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e, nous marchons un peu au bord du lac et allons manger des cr\u00eapes en <strong>profitant de l&rsquo;atmosph\u00e8re de cette belle journ\u00e9e d&rsquo;automne<\/strong>. Ma douleur \u00e0 la jambe gauche s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e d\u00e8s la ligne pass\u00e9e et ne r\u00e9appara\u00eetra plus &#8211; il faut vraiment que j&rsquo;aille consulter un kin\u00e9 pour ce probl\u00e8me. Quand aux deux pointes douloureuses des cuisses, elles se manifesteront pendant deux jours, principalement \u00e0 froid dans les escaliers (je vis dans un triplex&#8230;), en m&rsquo;asseyant et me relevant. \u00c0 part cela, rien de rien. Il faut dire que le soir m\u00eame, je masse mes muscles et d\u00e9contracte mes points de tension pendant pr\u00e8s de trois quart d&rsquo;heure&#8230; dont un consacr\u00e9 uniquement aux \u00e9paules\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_26505\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/P1070090.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26505\" class=\"size-large wp-image-26505\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/P1070090-1024x684.jpg\" alt=\"Marathon de Lausanne, arriv\u00e9e\" width=\"1024\" height=\"684\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26505\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;aire d&rsquo;arriv\u00e9e est juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du port<\/p><\/div>\n<p>Tant au niveau de l&rsquo;endurance que du physique,<strong> j&rsquo;\u00e9tais donc pr\u00eate pour ce marathon<\/strong>. Ce qui m&rsquo;a fait principalement d\u00e9faut est l&rsquo;hydratation, la forme pas franchement optimale (\u00eatre malade trois fois en un mois alors que je ne l&rsquo;\u00e9tais plus depuis un moment en est un bon indicateur) et ce probl\u00e8me non r\u00e9solu \u00e0 la jambe. Sans oublier bien s\u00fbr, le manque d&rsquo;exp\u00e9rience sur un parcours au d\u00e9nivel\u00e9 pas franchement propice aux records pour un marathon.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de la pr\u00e9paration, si l&rsquo;on excepte malheureusement la fatigue finale, normale en cette p\u00e9riode de l&rsquo;ann\u00e9e, j&rsquo;en retiendrai une <strong>nette am\u00e9lioration de ma condition physique et de ma vitesse de course<\/strong>. Certes, j&rsquo;ai b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de tout le travail foncier des six premiers mois de l&rsquo;ann\u00e9e, mais je pense qu&rsquo;il me faudra int\u00e9grer plus de s\u00e9ances de fractionn\u00e9 ou en tout cas d&rsquo;allure tempo dans mon entra\u00eenement de trail en 2020.<\/p>\n<div id=\"attachment_26515\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26515\" class=\"wp-image-26515 size-large\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/PSX_20190921_213420-1024x731.jpg\" alt=\"Pr\u00e9pa marathon Lausanne\" width=\"1024\" height=\"731\" \/><p id=\"caption-attachment-26515\" class=\"wp-caption-text\">Le marathon, c&rsquo;est tout bon pour la condition physique<\/p><\/div>\n<h2 id=\"12\">R\u00e9capitulatif<\/h2>\n<p><strong>Un premier marathon termin\u00e9 en 3h51&rsquo;12\u00a0\u00bb<\/strong>, soit une minute de plus que l&rsquo;objectif vis\u00e9, c&rsquo;est assez satisfaisant. Pour information, m\u00eame si cela ne veut pas dire grand-chose, cela correspond \u00e0 la 56e place f\u00e9minine (sur 249 arriv\u00e9es) et \u00e0 la 447e place sur 1207 au classement g\u00e9n\u00e9ral (hommes et dames).<\/p>\n<p><strong>Le Lausanne Marathon est vraiment tr\u00e8s plaisant pour le coureur<\/strong>\u00a0: les paysages sont magnifiques, la course est tr\u00e8s bien organis\u00e9e, les b\u00e9n\u00e9voles sont attentifs et extr\u00eamement gentils, les meneurs d&rsquo;allure sont tr\u00e8s pros et l&rsquo;ambiance est au rendez-vous. Animations, groupes musicaux et spectateurs (mention sp\u00e9ciale \u00e0 la dame qui galvanisait les troupes \u00e0 la fa\u00e7on d&rsquo;un sergent instructeur) se relaient pour vous redonner le moral quand il est au plus bas\u00a0!<\/p>\n<p>Les difficult\u00e9s, ce sont \u00e9videmment le d\u00e9nivel\u00e9 et l&rsquo;irr\u00e9gularit\u00e9 du parcours, surtout quand on d\u00e9bute sur la distance. Mais la victoire n&rsquo;en est que plus belle, non\u00a0?<\/p>\n<div id=\"attachment_26538\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/P1110175.jpg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-26538\" class=\"size-large wp-image-26538\" src=\"https:\/\/www.lydiesevade.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/P1110175-1024x684.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"684\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-26538\" class=\"wp-caption-text\">Le dossard et la m\u00e9daille \u00e0 l&rsquo;effigie des JOJ 2020<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Beaucoup de l\u00e9gendes et assertions circulent \u00e0 propos du marathon, distance mythique s&rsquo;il en est. L&rsquo;une d&rsquo;elle veut que ces 42,195 km consistent grosso modo en une balade de 32 km, suivie d&rsquo;une course (ou d&rsquo;un chemin de croix) de 10,195 km. Je vous fais gr\u00e2ce d&rsquo;un quelconque suspense\u00a0: c&rsquo;est tout \u00e0 fait vrai, et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":26525,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[64],"class_list":["post-26423","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-dans-mes-baskets"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26423","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26423"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26423\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26423"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.studio.eklozia.fr\/lydiesevade\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26423"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}